L’image comme seul élément narratif dans la bande dessinée

Encre de Chine (pinceau et plume), feutre noir et/ou peinture (acrylique ou gouache)

Site : Perrache
3 jours / 18 heures

25 février au 27 février 2019
Horaires : 9H-12H et 14H-17H

Intervenante : Rachel Deville

Étude du langage de la bande dessinée.

Nous laisserons pour ce faire le texte de côté et nous intéresserons au dessin et à son pouvoir en tant que signe.

Le but de ce stage est de réaliser une bande dessinée de une à trois planches sans textes et «intelligibles » pour le lecteur. La bande dessinée muette ainsi créée nous permettra d’étudier les différents codes de la bande dessinée, tels que le dessin-signe, la composition à l’intérieur de la vignette, le dialogue entre une image et une autre et enfin la composition et le rythme du récit (et s’il y a de la couleur, de l’usage de la couleur au sein de ce récit).

Dans un premier temps, j’amènerai comme exemple, en forme d’introduction, des ouvrages dits de «bande dessinée d’auteur », il s’agit en effet d’une bande dessinée née dans les années 90 qui établit des liens étroits avec l’Art et qui renouvelle constamment son langage. De nombreux auteurs (Stéphane Blanquet, Nicolas Presle, Vincent Sardon etc…) se sont penchés sur la bande dessinée sans texte et ont exploré ce terrain.

Déroulé du stage :

-1er jour : le matin, courte introduction à la bande dessinée d’auteur et exemples de graphismes, étude de la forme « simple » par l’utilisation de formes géométriques pour créer une figure puis au travers de courtes séances de dessin d’observation au cours desquelles nous nous intéresserons à la silhouette, puis à la silhouette par rapport à l’espace et enfin à la figure toujours « simplifiée ». L’après-midi sera consacrée à la réalisation de strips par les élèves répondant à certains critères-contraintes, je leur distribuerai de courtes séquences écrites qu’ils devront retranscrire en séquences simples en réutilisant les exercices du matin, l’important est que l’image soit intéressante et compréhensible.

-2ème jour : Divers exercices seront proposés à l’encre de chine, au feutre noir, ou à la peinture au cours desquels l’élève devra composer son image et jouer avec les nuances (de gris ou de couleurs s’il y en a.) L’après-midi : nous réutiliserons ces images au travers d’exercices de style (inspirés de Raymond Queneau et en l’occurrence de l’Oubapo, (Ouvroir potentiel de bande dessinée), ces  exercices ont un aspect ludique et interactif, comme le fait de réutiliser la case d’un élève, la réinterpréter, puiser des mots-objets dans une enveloppe et les utiliser dans une histoire, etc…

-3ème jour : 3 textes seront présentés aux élèves, chacun pourra en choisir un et créer une page de bande dessinée muette en réutilisant les notions apprises au cours des exercices précédents.
Le matin : réalisation du story-board et choix du matériau puis le reste de la journée, réalisation de ou des planches avec encrage et ou colorisation.

Matériel à apporter :

Partenariat avec BOESNER : du matériel sera fourni pour ces stages. La liste définitive sera établie fin janvier.

– Papier (type Canson C à grain) grammage 180 minimum, format A4 ou A3. 
– encre de Chine
– pinceaux
– 1 feutre noir fin (style Staedler 01 ou le mieux PIGMA MICRON 01 black pen)

Tous publics / 10 participants maximum.